Quelques questions relatives aux personnes âgées (F.A.Q)
Ce projet s’inscrit dans un paysage où des types de structures destinées aux personnes âgées pré-existent. Il est donc légitime de se positionner face à ces dernières, afin de mieux cerner l’originalité d’un tel projet.
Pourquoi ne pas nous être lancés dans...
- ...un habitat de personnes âgées auto-géré ?
En n’étant pas intergénérationnel, il constituerait une forme de ghettoïsation des personnes âgées. Nous croyons à la pluralité comme nécessaire pour se maintenir dans la Vie. Et que se passe-t-il quand bon nombre d’entre elles perdent leur autonomie alors qu’elle sont toutes environ dans le même tranche d’âge ? - ...une maison de retraite ?
Car une institution collective a, par définition, du mal à s’adapter et accompagner les particularités des individus. Nous sommes de ceux qui pensent que, pour des personnes âgées notamment, le cadre de vie doit être suffisamment « intimiste » pour permettre le respect de leur vie privée, tout en bénéficiant des bienfaits de la proximité des autres générations. - ...un habitat en pleine ville ?
Il comporte souvent trop de nuisances sonores et de pollution. Il ne permet généralement pas de bénéficier d’un espace de verdure suffisant pour jardiner, voire permettre un petit élevage de basse-cour (poules, lapins, chien, chats, cochon). - ...un lotissement ?
Le fait d’avoir un espace collectif permet de réduire considérablement les coûts et de faire des économies sur des investissements collectifs de meilleure qualité. Un lotissement signifie une habitation individuelle et fait passer à côté des économies d’échelle que permet un petit habitat collectif. - ...un projet sur un site isolé ?
Vivre sur un site isolé condamne à vivre replié sur soi ou à être très dépendant de la voiture pour bénéficier des transports en commun, des commodités, des relations sociales... - ...un projet plus gros, avec plus de personnes ?
Ne serait pas réalisable à court terme et avec un budget « raisonnable ». Si le présent projet est un succès, peut-être aurons nous alors l’envie et la crédibilité pour nous lancer dans un projet de plus grande envergure. - ...un accueil de jour ?
Parce que l’implication sur le lieu ne se fait pas de la même manière quand on n’y passe que quelques heures ou que l’on y vit au quotidien. Parce que nous comptons faire un lieu de vie et non un lieu où on ne vive que quelques heures par jour.
Parce que son ouverture nécessiterait de s’associer à un ou plusieurs professionnels paramédicaux et impliquerait des contraintes sanitaires supplémentaires qui s’avéreront trop contraignantes dans un premier temps. - ...de l’accueil familial ?
Par rapport à l’équilibre de notre famille il nous semble que le fait que chacun ait son propre logement et donc son intimité est important. Par contre, la grande proximité des habitations et la possibilité, si besoin, de mettre en place un système de sonnette nous prévenant d’une urgence peut finalement ressembler à ce qui est proposé dans l’accueil familial. Le partage ou non des repas, et les échanges de services divers est à définir au cas pas cas. La forme qui se rapproche le plus de ce que nous envisageons est "l’accueil en logement indépendant avec services". Par contre, et après renseignement, il ne sera pas possible à un tel lieu de vie d’obtenir de la DDASS un agrément pour accueillir des personnes en tant que "famille d’accueil en logement indépendant". Tout bien réfléchi, le fait d’avoir une relation contractuelle avec certaines personnes nuirait à l’esprit d’entraide "gratuit" du lieu. - ...un cohabitat ?
Bonne idée ! Un habitat groupé et un cohabitat (ou co-habitat, traduction littérale de l’anglais cohousing) sont la même chose. Peut-être que le cohabitat est plus connoté urbain que l’habitat groupé, et encore... - une Résidence Générations comme près de Dijon

